Nos gloires immarcescibles

 A Nos héros

 Nos gloires immarcescibles

 Le phare d’outre-tombe du Cameroun futur

Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié, Félix Roland Moumié, Osséndé Affana, Joseph Tchundjang Pouémi, Mongo Béti, Gabriel Nlep, Singap Martin,  Abel Eyinga, Monseigneur Albert Ndogmo, Charles Abeta Eyéné Rudolph Manga Bell,Roi William Madola, Lamido de Kalfu, Mebenga M’ebono alia Martin Paul Samba.

 Cet état des lieux cinquante ans après l’indépendance,Sans intermède, le Cameroun est passé de la domination à la dépendance, de la servitude à la servilité, rendant vain vos sacrifices. A l’esprit d’entreprise s’est substitué la «Feymainia», l’enrichissement par l’escroquerie, la duperie et la supercherie. La vocation de la fonction publique dévoyée par le souci non de servir, mais de se servir. A Chacun sa pitance de gombo.  Plus d’entreprises, pas plus d’usines que de cliniques. L’alimentaire est le crédit absolu de vos successeurs. L’Alimentaire, non l’alimentation de la population.

 

Joseph Tchundjang Pouémi

 Ni maitre de sa monnaie, ni de sa parité encore moins de son impression, le Cameroun ploie sous la servitude monétaire. Le fait de marionnettes aux mains des néo-colons. Une épée de Damoclès suspendue sur le développement économique du pays: Fixité de parité FCFA-EURO, Non convertibilité, Libre circulation des capitaux, enfin dernier et non la moindre des servitudes, la centralisation des réserves de change au Trésor Public français.

 Cinq pays de l’Afrique ont décidé le 30 septembre 2013 de créer une monnaie unique alors que l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest demeurent en état de sujétion. De cette cohorte, un patriote, seul, s’est dressé contre ce joug monétaire, Laurent Koudou Gbagbo, en instituant le MIR, Monnaie de Résistance Ivoirienne. Un acte de grand courage qui lui vaudra les foudres de la justice internationale, aiguillonnée par son ancien colonisateur, principal bénéficiaire d’une manne intarissable à coût zéro. Avec la caution des anciens colonisés pour le maintien de l’ordre établi.

 Tels de petits cailloux de petit-poucet, le Lesotho, le Swaziland, l’Erythrée, le Sud Soudan, le Cap vert battent leurs propres monnaies tandis que quatorze pays se vautrent dans la résignation d’une servitude monétaire.

 Rubem Um Nyobè, Ernest Ouandié: originaires d’un des trois pays d’Afrique, avec l’Algérie du FLN et le Madagascar à avoir combattu la France pour leur indépendance… Autant vous le dire tout de suite: Votre combat, sans surprise, a été phagocyté par une strate parasitaire, sans vision, sans audace, sans dessein, sans vision collective.

 La société est tribalisée au lieu d’être détribalisée affermée à des hommes sans relief, sans motivation. Le pays gouverné par des slogans creux concoctés par des cabinets de communication de sorciers blancs tels le renouveau, les grandes ambitions, les grandes réalisations, l’homme lion, l’homme courage) et, pire, les guerres sont fomentées à nos portes et nous regardons ailleurs.  A quand la seconde libération?

 L’UPC Union des Populations du Cameroun: L’UPC, (Union des Populations du Cameroun), le parti historique du pays, intiment lié à son combat pour l’indépendance du Cameroun et à la restauration de la dignité de son peuple, jadis glorieux, n’est plus que l’ombre de lui-même. Objet d’une captation, phagocyté par une poignée de personnes à la moralité sommaire, sans charisme, indignes successeurs de leur chef charismatique, Ruben Um Nyobè, mus exclusivement par des ambitions personnelles, prêts à se vendre «pour un plat de lentilles», matérialisé par un strapontin au pseudo-gouvernement, dans le but intégrer le parti politico administratif dans une embrouillamini savamment entretenue par le pouvoir (RDPC).

L’âme immortelle, l’œuvre d’une génération exceptionnelle au plan du Cameroun et continental pulvérisée.  

 Mongo Betihttp://kongossa.mondoblog.org/2012/10/04/lintellectuel-camerounais-masturbe-toi-et-ferme-la/

 

Félix Moumié:

 Le Cameroun vit un déclassement multiforme: politique, économique, diplomatique. Sa voix ne porte plus. Et s’achemine résolument vers un déclin collectif national.

Les intellectuels, une mutation génétique: Une cacophonie à tonalité unique, accaparés par des batailles de Motions en appel au poltron de service. Les convictions d’un autre temps, relayé par le nouvel impératif catégorique, le fait du prince, et ses caprices qu’il importe de ne pas déplaire, mais de complaire.

 L’homo politicus camerounais en new-look, rétrograde, sans charisme, sans courage… de véritables ambitieux incapables! Des intellectuels de pacotille aux expertises douteuses, à la notable exception du  Docteur Mathias-Eric Owona Nguini. Des «sabitou» en lévitation.

 Osséndé Affana : Premier agrégé en économie du Cameroun et  d’Afrique noire,   

 De grandes ambitions sans vision, mais assorties des grandioses inaugurations (milnami) dans un amateurisme confondant meublant tiroirs et placards.

Les jeunes surdiplômés en sous-emplois à la vie réduite au Ben Sikin, moto taxi, voire call Box, un  métier contemporain de l’essor de la téléphonie mobile.

 Paradoxal de quémander l’aide de nos bourreaux: Banque Mondiale, FMI, institutions de Brettons Woods. La libération économique… une espérance de colère grandissante aiguisée par l’incompressible envie d’un accès aux ressources économiques.

 Paradoxal de se placer sous la coupe de nos bourreaux: Une armée réduite à deux entités dite «force spéciale»: La garde présidentielle (GP) et le (BIR) Bataillon d’Intervention Rapide. Bref une armée dans l’armée. Une armée de répression et non de protection.

 Sous le coup d’accords de défense qui ne défendent que les intérêts économiques et politiques de la France de l’ancien pouvoir colonial. Désarmée face à une secte d’islamistes obscurantistes venue du Nigeria voisin, dans la région du septentrion du fait d’équipements surannés, avec une marine nationale inexistante.

 Singap Martin Chef d’Etat-Major et Elisabeth Djouka, fondateurs de l’ALK  (Armée de Libération du Kameroun), en 1958, votre devise «Vaincre ou mourir», résonne comme un rappel à l’ordre. L’armée n’en porte plus que le nom, dépouillée du service national par pur mimétisme de la France.

 http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=1045

http://www.cameroonvoice.com/news/article-sport-14991.html

 Une pensée à Ernest Ouandié: Mort au poteau, grand patriote, Hannah Arendt disait «Le courage est la première de toutes les vertus politiques». Qui d’autre pour se hisser à la hauteur des circonstances?

 Gabriel Nlep :

 http://www.camerounlink.com/downloads/65.pdf

 http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-5665.html

 Les élections, un comique de répétition: chaque chef de courant d’opinion  fait le plein de voix dans son fief, sans le moindre programme politique crédible. Une farce dont le dindon est invariablement le peuple camerounais

 Le président de l’assemblée nationale est nordiste, le premier ministre anglophone, le président de la république Béti-Fang, aucun n’est là en fonction de ses compétences mais par jeu d’équilibre tribal.

 Indigènes contre exogènes, autochtones dressés contre les allogènes dans un pays qui comporte près de 300 ethnies. La cohésion nationale n’est plus ce qu’elle était.

 Mention spéciale à Monseigneur Albert Ndogmon, Charles Atéba Eyéné: authentique patriote camerounais, infatigable défenseur des laissés pour compte,  le porte-parole des sans voix,  à Abel Eyinga: Combattant de la liberté :

 A court d’idées, faute d’avoir creusé, le Cameroun s’est mû en vaste supermarché intellectuel vide,  en panne d’idées neuves. Vient un moment où l’incompétence, l’amateurisme, la corruption l’autoritarisme, tue une nation dans un silence complice.

 http://enoh-meyomesse.blogspot.fr/2008/12/les-tapes-du-discours-politique-de-paul_23.html

 http://cameroon-info.net/stories/0,34372,@,eglise-catholique-ces-prelats-qui-contrarient-le-regime.html

 http://www.newsducamer.com/index.php/politique/cameroun/who-s-who/item/2967-portrait-le-phénomène-charles-ateba-eyene

 Que la terre du peuple bantou vous soit légère. Vae Victis (malheur aux vaincus)

 Prenons garde tout de même. Le silence n’est jamais synonyme de résignation: «Lorsque le peuple respire le vent se lève, lorsqu’il frappe du pied la terre tremble». Paul Nizan

 

Zachée Lapée

Citoyen engagé

Militant de la société civile Camerounaise

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